LES SILENCES

Tirage de cent vingt-cinq exemplaires réalisé à l'Atelier du Silence par Pierre Filion. L'encre de la couverture est de Jacqueline Thiaudière

LA NOUVELLE CATASTROPHE, Louise Desjardins, Élise Turcotte

Dessins de Elmyna Bouchard

Cette Nouvelle Catastrophe a été imprimée à Montréal à l'Atelier du Silence au printemps de l'an MMVII à 125 exemplaires numérotés et signés par les poètes et l'artiste.

MOMO ET LOULOU

Amies de longue date, Louise Desjardins et Mona Latif-Ghattas réveillent leur mémoire d'enfant.

Momo, née en Égypte, au Caire, là où se côtoient 20 000 habitants par kilomètre carré.

Loulou, née au Québec, en Abitibi-Témiscamingue, où vivent deux personnes par kilomètre carré.

Entre le Canada et l'Égypte, se dessinent à grands traits les différences ...

Mais une fois le tableau achevé, ce sont curieusement les ressemblances qui ressortent.

À PROPOS DE MOMO ET LOULOU

— Le livre pourrait ne jamais se terminer tant les éclats de souvenirs semblent multiples et «infinis comme le ciel d'Abitibi.» L'enfance ne nous quitte jamais. On la serre au fond de soi. Momo et Loulou est rempli de souvenirs ensoleillés.


Suzanne Giguère, Le Devoir, 18 et 19 décembre 2004

 

 

SILENCIEUX LASSOS

« Un huard scie d'un trait

Le soir qui tombe

Dans l'eau vague du lac »

À PROPOS DE SILENCIEUX LASSOS

— Une poignante réflexion sur la vieillesse, la mort et le déchirement entre l'amour et la peur par les mots qu'on n'ose pas dire.


P. Rodrigue, La Frontière, 26 mai 2004

PAULINE JULIEN, LA VIE À MORT

La vie et la carrière de Pauline Julien sont un véritable roman. Née à Trois-Rivières en 1928, elle commence son parcours de comédienne à Québec et à Montréal avant de tenter sa chance à Paris où elle débute comme diseuse et chanteuse dans les boîtes à chansons de la rive gauche. Interprète de Bertolt Brecht, Boris Vian, Léo Ferré, elle côtoie Barbara, Ricet Barrier et Anne Sylvestre. Elle ajoute à son répertoire, au fil d'une carrière entre le Québec, la France, la Suisse et la Belgique, les chansons de Raymond Lévesque, Gilles Vigneault, Michel Tremblay, Réjean Ducharme, Félix Leclerc...Après son arrestation en octobre 1970, cette militante passionnée devient la figure de proue d'une nouvelle affirmation culturelle, politique et féminine du Québec.
Sa vie publique d'interprète cachait une femme angoisse, passionnée d'écriture. Pauline Julien a légué ses carnets personnels, tenus pendant près de quarante ans, à Louise Desjardins qui les a utilisés pour écrire le parcours d'une femme marquante du Québecmoderne, des plus attachantes aussi, une femme de cœur et de tête, une femme de parole à fleur de peau, libre, qui avait l'âme à la tendresse... Pauline Julien a mené sa vie tambour battant, emportée par son tempérament fougueux et sa voix si particulière, qui fait vibrer le cœur de toutes les générations.

 

À PROPOS DE PAULINE JULIEN, LA VIE À MORT

— Avec sa biographie d'une chanteuse phare de l'histoire récente du Québec, Pauline Julien — la vie à mort, la poète et romancière Louise Desjardins (La love et Darling) a relevé le défi avec honnêteté, sobriété et intelligence. (Raymond Bertin, Voir, 21 au 27 octobre 1999)

— Mission réussie. Une biographie comme on les aime, à la Jean Lacouture, à la Pierre Godin, linéaire, fouillée, non romancée, qui permet de suivre l'artiste de près, d'être heureux quand elle l'est, de souffrir si elle souffre.

(Claude Rochon, Zone Outaouais, vol. 7, n° 7, janvier 2000)

— Tricoté à la manière de cette écharpe rouge que Pauline Julien montait maille par maille lors du discours de Parizeau en 1988, le travail de Louise Desjardins nous entraîne dans le monde de la chanteuse et nous absorbe jusqu'à la dernière page, nous laissant sur une note de nostalgie.

(Marie-Paule Villeneuve, Une sorcière pas comme les autres, Le Droit, 9 novembre 1999)

LA 2e AVENUE


L’œuvre de Louise Desjardins s'inscrit comme une des plus singulières et cohérentes de la poésie québécoise des années quatre-vingt. Ce recueil réunit quatre textes dont Petite sensation, édité à tirage limité en 1985, et Le marché de l'amour, une suite inédite qui, par l'esthétique de l'intimité, manie l'arme toute poétique d'une lucidité acerbe.

Petite sensation, ce petit livre «érotique» à la sexualité généreuse, allait être prolongé et explicité par les recueils suivants, dont La minutie de l'araignée et La 2e Avenue. Ainsi la sainte colère, sous ses dessous charnels, face au no man’s land de l'amour, allait conduire à l'admirable refus du compromis amoureux. Des petites sensations, il fallait passer aux grandes.

Dans La 2e Avenue, écrit Gilles Toupin en postface, la parole poétique aura trouvé cette capacité de partir «un beau matin» pour «exercer sa solitude». «Pour renaître à soi, conclut le critique, dans ce lieu lumineux issu de l'enfance que chacun cultive en sourdine au profond de son être. Il faut mourir un peu, quitter les faux parcours, les compromissions. N'est-ce pas le lumineux pouvoir de la poésie?»

À PROPOS DE LA 2e AVENUE

— Ce très beau recueil contient des éléments si simples qu'on s'étonne d'y trouver une telle charge émotive, une telle capacité poétique de se rallier au poétique le plus rigoureux. Desjardins a trouvé un ton juste, tout au bord de la confidence la plus ordinaire pour que survienne à tous coups la qualité première du poème. (Hugue Corriveau, Lettres québécoises, n°62, été 1990)

À propos de La 2e avenue, précédé de Petite sensation, La minutie de l'araignée, Le marché de l'amour


— The very title "Petite sensation" reflects the secondary nature of the physical aspects described within. What begins as a prose poem full of erotic passion shifts subtly into one in which the act of love ultimately becomes "une miette d'amour entre les repas": another form of hunger to be satiated. (...) "La 2e avenue" alone is powerful verse; its combination with the other poems here results in an emotional tour de force. (Steven Daniel, World literature today, Autumn 95 issue)

POWERS POLITICS


«Power Politics reste un livre clé dans l'œuvre de Margaret Atwood et dans la littérature canadienne-anglaise parce qu'il traite des grands sujets qui ont habité l'écriture depuis les années soixante-dix: le quotidien, la remise en question des rapports amoureux, la recherche de l'identité et de la place de la femme dans le couple et la société.

«Power Politics est une bataille rangée. D'un côté, le narrataire imbu de sa force empruntée; de l'autre, la narratrice armée de sa lucidité. Deux pouvoirs s'affrontent, celui des poings et celui des mots. L'une parle, l'autre a frappé. Power Politics est une entreprise de guerre, celle de la guerre des sexes.» (Extrait de la présentation de Louise Desjardins)

COUVERTURES    
 

LE FILS DU CHE

 
   
     
     
     
     
     
     
 

SO LONG

Avec ces 24 heures dans la vie de Katie McLeod, la romancière nous offre à la fois un concentré d'existence plein de saveur et un très beau portrait de femme, tout en finesse et en retenue. Et qui nous va droit au coeur.


Anne Normand, La Voix de l'Est, 19 février 2005.

A PROPOS DE SO LONG

— (...) il fait si bon lire ces pages récentes de Louise Desjardins; des pages où la femme acquiert enfin le droit de s'exprimer sans se battre, de réussir tout en se trompant parfois, où l'idéal a aussi le goût des égarements et de la dévastation.


Catherine Morency, Le Devoir, 19 et 20 février 2005.G

 
     
     
     
   

NI VU NI CONNU

C'est plus fort que moi
Je me mêle aux autres
Pourtant je le sais
Je ne suis ni l'une ni l'autre
Je suis à part

À PROPOS DE NI VU NI CONNU

— On voudrait citer des poèmes entiers, tant ils sont justes, remuants, tourmentés mais pleins d'espoir. À l'image des ados, quoi.

(Pascale Navarro, Voir, octobre 2002)

 
 

CŒURS BRAISÉS

La table est déjà mise pour deux personnes. Au fond, le lit est défait. Les draps léopard se mêlent à une couverture de fourrure. On dirait Le Gibier de Courbet, les mêmes couleurs fauves, le même éclairage trouble. Une atmosphère de chasse à courre. Je veux dire le festin, après, quand les hôtes mangeaient les faisans plumés de toutes les couleurs. Avec galanterie, Hugo tire une chaise et me prie de m'asseoir. Il me sert un vin corsé et met des mazurkas de Chopin jouées par Arturo Michelangeli. Ça change tout et j'oublie le reste de la basse-cour.

Au fil de rencontres étonnantes, Adèle, la narratrice de chacune de ces nouvelles, nous livre ses observations acidulées sur l'amour, la solitude, la déception. Sujets graves abordés avec une ironie pleine de tendresse. Le grain de sel de la lucidité, peut-être.

 

À PROPOS DE CŒURS BRAISÉS


— Hilarant! L'auteure de La love, Grand Prix du Journal
de Montréal en 1994, s'est payé la traite, comme on dit.

(Danielle Laurin, Elle Québec, novembre 2001.

— C'est tout l'art de Louise Desjardins de nous rendre palpable un monde, oscillant entre le banal et le bizarre.

( Michel Lord, Lettres québécoises, printemps 2002)

—C'est drôlement caustique et absolument loufoque.

(L.L., Le libraire, hiver 2001)

— Voilà, en condensé, tout l'art de la nouvelle: de l'intelligence, le sens du punch, quelques images qui en disent long.

(Anne Normand, La voix de l'est, 13 octobre 2001)

 
     
   
 

DARLING

Pauline Cloutier — fille du Nord québécois dans la fin de la trentaine, installée à Montréal avec un mari, deux enfants, un chien, un chat, un bungalow, un métier — trompe son ennui en écoutant de la musique country, en fumant un joint et en sortant de temps à autre dans les bars avec Réjeanne, sa meilleure amie. Un soir, elle fait la connaissance d'un jeune chanteur western d'origine italienne appelé Carlo Frascati et sa vie bascule...
Rythmé par les grands succès du répertoire country américain et québécois, le second roman de Louise Desjardins est un clin d'œil à la vie sur fond de photoroman, en même temps que la célébration d'un pays rude et magnifique — l'Abitibi.

À PROPOS DE DARLING

— Louise Desjardins écrit simple, efficace, et sait construire un récit, des décors et des dialogues crédibles. (L'Actualité, Gilles Marcotte, 15 octobre 1998)

— Louise Desjardins a voulu écrire un roman qui ressemblerait à cette musique qu'elle aime et qui rythme tout son récit. Des chansons qui racontent de tristes et belles histoires. Une musique avec «des mots tout simples, des mots qu'on n'ose jamais dire...» et qui vous «arrivent comme une grande caresse qui traverse l'échine d'un bout à l'autre». Et elle a réussi. Sur des airs connus, elles nous parle de déracinement, de quête d'identité, de crise et de guérison, et, surtout, de la planche de salut que représente la création. (Marie-Claude Fortin, Lettres québécoises, numéro 94, été 1999)

 
     

POEMES FAXÉS


Dans une ère qui favorise le télévisuel plutôt que l'écrit, trois auteurs de poésie ont décidé de mettre à profit la technologie d'aujourd'hui. Louise Desjardins, Mona Latif-Ghattas et Jean-Paul Daoust ont présenté le fruit de leurs poèmes transmis par fax, devant une salle médusée par la qualité des textes. Un accueil comme une belle lettre d'amour à la poste !
Que la salle était belle, en cette dernière soirée de novembre ! Les trois poètes ne pouvaient mieux choisir. C'était un de ces soirs tranquilles où la poésie peut bercer les plus stressés (j'en suis un parfait exemple) et rallier les plus incultes. Et que dire de tous ces jeunes qui commencent à aimer les belles lettres ?

De Mona à Louise, de Jean-Paul à Mona, de Louise à Jean-Paul (ce n'est pas une joute de hockey), les trois écrivains ont, une année durant, communiqué par fax des écrits poétiques provenant d'un peu partout dans le monde. » (Daniel Lejeune, La Frontière, Rouyn-Noranda)

À PROPOS DE POÈMES FAXÉS

— L'humour, la légèreté dans la dérision mais aussi la minutie qui caractérisent la poésie de Louise Desjardins depuis un dizaine d'années parsèment ses poèmes faxés.
Danielle Laurin, Une , deux, trois... poètes, La Presse, 12 et 13 novembre 1994

   
     
   
     
 
 
     
     

LA MINUTIE DE L’ARAIGNÉE


Une femme examine sa vie avec minutie, tout comme une araignée tisse sa toile, jour après jour. Ce lent cheminement à travers le récit du quotidien lui est nécessaire pour se réconcilier avec elle-même, avec son compagnon, avec ses enfants, avec sa mort. Les mots du destin cohabitent avec les mots des la vie de tous les jours, dessinent tranquillement une mosaïque de l’intime dans ses replis souvent inavoués.

 

À PROPOS DE LA MINUTIE DE L'ARAIGNÉE

— Si j'ai éprouvé beaucoup de plaisirs à la lecture des textes de Louise Desjardins, c'est parce qu'ils croisent le fer sans complaisance avec l'usure du quotidien, parce qu'ils affrontent cette peur lancinante de disparaître qui leur est vissée au corps. (Pierre Popovic, Spirales, avril 88)

 
     
   
     
   
     
   
     
   
   
     
     
 
La Porte de Margaret Atwood, aux éditions Le lézard amoureux, traduit de l'anglais (Canada) par Louise Desjardins.
 
     
 

 

 

 

 

 

À PROPOS DE ROUGES CHAUDES

— «Rouges chaudes» est un texte forgé comme une opération sur un corps vivant, «sans anesthésie», («Allez voir si j'y suis au scalpel de l'encre»), un très beau texte vibrant, qui en 47 pages raconte la traversée des apparences d'une narratrice qui se défait peu à peu de la peur permanente des carcans de la pensée cérébrale intellectuelle et qui laisse un beau jour «la tendresse des pores (prendre) le dessus».

Gilles Toupin, Du corps au Népal, La Presse, 27 août 1983.

À PROPOS DE LES VERBES SEULS

— Le plaisir érotique et la douleur de la passion tissent le propos du livre dans une écriture précise, aérienne, en jeux de miroirs qui réussissent à capter notre émotion (...)

Jean Royer, Le Devoir, 21 septembre 1985.

• Le Fils du Che: Entrevue à CIBL http://cibl1015.com/ avec Sarrah Osama le 18 avril 2008

Louise Desjardins revient sur la scène littéraire ce printemps avec un nouveau roman intitulé Le fils du Che, publié aux éditions du Boréal.

Un nouveau roman tout en retenue qui traite de cette relation fondamentale parents-enfants, tout en touchant à plusieurs autres sujets tous plus intéressants les uns que les autres.

Louise Desjardins laisse beaucoup d'autonomie au lecteur qui peut s'identifier tour à tour à Alex, l'adolescent de 14 ans qui est à la recherche de son père, ou à ses parents, qui se questionnent sur leur rôle.